Film de style : les Demoiselles de Rochefort – 1967

Il y a des œuvres qui vous accompagnent toute votre vie. La première fois que j’ai vu de brefs extraits des demoiselles de Rochefort, c’était dans ma petite enfance, au cours d’une émission, peut-être à l’occasion du décès de Jacques Demy, je n’en sais rien. Ce que je sais en revanche, c’est que le demi-tour des jumelles sous leurs capelines, la course dansante de Delphine, m’avaient subjuguée à tel point que je n’ai eu de cesse de guetter les écrans pour retrouver ces images, pour en savoir et en avoir plus, jusqu’à l’adolescence.

Je me souviens de l’exultation qui s’est emparée de moi lorsque j’ai découvert pour la première fois ce générique ensommeillé sur un pont transbordeur. Ce film est devenu mon talisman ; face à lui, je perds tout sens critique : mon cœur chavire au récit de la rupture futile d’Yvonne et Simon, rien ne saurait me rendre ridicule le dîner en alexandrins et les soeurs Garnier ne sont même pas trop maquillées. Il m’a façonnée, aussi : j’ai un indéfectible penchant pour les uniformes marins, rêve d’une ville peinte par Bernard Evein, et pense que les robes que portent les jumelles lors du final seraient les plus belles des robes de mariées ; certain mémoire sur le lyrisme dans le cinéma de Jacques Demy attend toujours que je l’écrive.

Aussi était-il normal que ce film inaugure cette nouvelle rubrique, honteusement piquée à celle qui est à mes yeux la maîtresse du genre : Géraldine, dont les films bien sapés ne sont plus à présenter. Les personnages de film ont cet avantage sur nous, pauvres humains, qu’ils arrivent avec une personnalité souvent délimitée, un cadre de vie, un entourage, un milieu déterminés. Ils ne cumulent pas comme nous les erreurs de shopping (ou bien celles-ci sont voulues par le scénario ou la costumière), ne transportent pas dans leurs placards des années à se chercher. Leurs vêtements au contraire contribuent à les définir  et à en exprimer les sentiments: à mes yeux, la plus parfaite définition du style.

Je ne connais pas de façon plus parfaite d’invoquer le printemps que de visionner ce film solaire, porté par les non moins solaires (et stylées) sœurs Dorléac. Et ne résiste pas à la bande-annonce cru 1967. La suite après le clic

I was very young the first time I saw some very brief extracts of Les demoiselles de Rochefort. I didn’t know what this movie was, but I have never been satisfied untill I finally saw the movie in my teenage years.  I was completely exhilarated when I first saw the film credits appear during the dreamy ballet that takes place on a transporter bridge. This film has been my lucky charm ever since and in a certain way even made me who I am : a sailor-loving girl dreaming of a town painted by Bernard Evein, thinking the white dresses the twins wear at the end of the film are the ultimate wedding dress. I’m even supposed to write a memo on lyricism and Jacques Demy!

That’s why I open with this film a new category (but if you read French I consider Géraldine to be quite the master at this exercise): film characters are lucky enough to have a very defined personnality, way of life, circle… They don’t make shopping errors (unless those are decided by the scenario or the costume designer), don’t carry a wardrobe made of repeated attempts to find something that suits them. On the contrary, clothes are often a major factor, defining their personnality and expressing their feelings. Isn’t it what style should be?

So, as an invocation for spring, I give you the sunniest movie (and the sunniest cinema sisters that ever were). Have a look at the 1967 trailer! It’s excellent.

L’action se déroule sur trois jours, du vendredi au lundi midi. Le temps d’une fête, une troupe de forains débarque par le pont transbordeur dans la ville de Rochefort, où deux jumelles rêvent d’amour. The scene takes place in the town of Rochefort, where bohemians set their camp for three days. There, twin sisters Delphine and Solange dream about love…

Étranges forains que ceux-ci, portant tous le même uniforme couleur mastic : blousons en daim, casquettes, pantalons et mini-jupes de toile, petites bottes de cuir blanc. Les chemises des garçons et les tee-shirts des filles, vivement colorés, éclaboussent cette palette on ne peut plus neutre. The bohemians wear unusual beige uniforms, with curious white leather boots. Shirts and sweaters are the only splashes of color.

Pendant que les camions s’installent sur la place, on découvre un autre uniforme, celui des soldats : Rochefort est une ville militaire après tout. Les mères de familles de la ville arborent de curieux ensemble : bodys, collants, mousseline et capeline… Rochefort is a military city, so uniforms are quite OK there. But don’t you find these leotards a bit weird, even for a musical?

Les jumelles assistent au spectacle : non non, ni leur maquillage, ni leur brushing (signé Carita) ne me semblent excessifs… Here are the Garnier sisters : no, no, their make-up is not over-the-top. Not at all…

… pas plus que leurs énormes capelines à fleurs. …neither are their wide, super-flowery hats.

Leurs robes trapèze n’ont en revanche rien perdu de leur fraîcheur. Les plis  creux contrastants, généreux, s’épanouissent au moindre de leurs demi-tours. Et quelle sophistication! Chapeaux, robes et chaussures à bout carré sont parfaitement coordonnés. Their dresses with inverted pleats remain pretty fresh, though. I especially love how everything matches with everything else in this outfit (and in the movie in general).

La troisième demoiselle de Rochefort, c’est elle : Yvonne (merveilleuse Danielle Darrieux), la solaire mère des jumelles (que l’on prend à plusieurs reprises pour ses sœurs), s’habille comme elles : même longueur, mêmes couleurs (quoique souvent plus chaleureuses), coupe identique (pas de plis creux, mais de petits mancherons). Here is the third demoiselle of Rochefort : Yvonne, the twins’ mother. She wears exactly the same type of dress.

Yvonne est la tenancière d’un pimpant café aux murs de verre autour duquel gravitent un certain nombre de gens de passage, comme les forains Bill (Grover Dale) et Etienne (Georges Chakiris de West side story), et d’habitués : Maxence (Jacques Perrin), le  marin romantique vêtu de bleu et de blanc, qui tient bien plus du chevalier errant que du bourlingueur… Yvonne is the owner of a café where bohemians Bill (Grover Dale) and Etienne (Georges Chakiris!) are having a snack. Maxence (Jacques Perrin) is a regular customer and a sailor. Super-romantic and dressed in white, he’s actually more of a wandering knight.

Trop blond, trop pâle, trop éthéré pour être vrai, mais réellement grisant. Je dois au moins autant à Maxence qu’à Corto Maltese mon amour maniaque des marins. Le grain de beauté dans le cou (et cet autre sur le menton) n’arrange rien. Too blond, too pale to be true (and I love his beauty spots). Both Maxence and Corto Maltese actually made me develop a sort of sailor fetish.

Scène de rue, la magie de Demy opère : le décor et les figurants s’assortissent à la robe de Delphine. Demy’s magic : the pink fire plug matches Delphine’s dress.


Dans la galerie de Guillaume, le seul « méchant » du film. Impulsif, possessif et coléreux comme un enfant gâté (il joue même avec un revolver), il arbore un étonnant costume de velours rouge sang, et un drôle de petit noeud assorti qui me rappelle celui des costumes d’enfant (et on a beau dire, il n’y a pas mieux que le casque à la Carita pour épingler un béret). Delphine’s impulsive and possessive lover Guillaume wears a blood red costume (and don’t you love how she wears berets?)

Pendant ce temps, les compagnes des forains rencontrent… une paire de marins. Leurs petits pulls en lurex un rien futuriste sont tout de même très clinquants. Les foulards de mousseline ne suffisent pas à rattraper le coup. The bohemians’ girlfriends. I’m not very fond of their shiny tops.

Au café, leurs compagnons font leur show. On notera qu’ils montent leurs stands en cravate, évidemment parfaitement raccord avec leurs éblouissantes chemises, d’un ton plus claires. But who are those bohemians working in shirts and ties matching perfectly their bright shirts, anyway?

Retour à l’appartement des jumelles pour le déjeuner. L’ambiance y est plus mélancolique qu’au matin, les tons refroidissent : lavande pour Solange, bleu pâle pour Delphine qui a justement appris l’existence de Maxence. The Garnier sisters are having lunch in a rather melancholic atmosphere : Delphine just heard about Maxence, her ideal man and wears blue, Solange wears lavender.

Dans le magasin de musique de Simon (Michel Piccoli). Cet amoureux déçu porte la même couleur que ses clientes les religieuses. Simon, Yvonne’s former lover, wears the same, gloomy shade of grey as the nuns.

Arrivée de Solange. Capeline à ruban, gants blancs, collants mauves, pochettes et chaussures assorties, sa silhouette est un rien plus conservatrice que celle de sa sœur, qui lui a déjà fait remarquer sa méfiance vis-à-vis des hommes. Here comes Solange : wide-brimmed hat with a floating ribbon, white gloves, mauve tights, matching clutch and shoes, she dresses a little more conservatively than her sister.

Conservatrice jusqu’aux sous-vêtements (quand je vous dis que c’est important) : quand les mini-jupes plissées des foraines et des jolies passantes nous exhibent jambes et petites culottes, Solange porte une combinaison sous sa robe. En plus, elle dépasse. She even wears a (too long) slip, whereas bohemian girls and pretty passer-by shamelessly flash their underwears (when I tell you undies matter).

Le gentil Andrew Miller (Gene Kelly!) le lui fait d’ailleurs remarquer. Vous avez remarqué? le mauve de la robe de Solange, qui s’accordait parfaitement avec le bleu tristounet de la robe de chambre de Delphine et de la chemise de Simon, va tout aussi bien avec le polo rose tendre d’Andy, disant le chic décontracté de l’américain. Here is Andy (yes, that’s him! Gene Kelly!). Solange’s mauve dress looks as good near this pink polo shirt as it did around Delphine and Simon’s blue shades.

C’est le coup de foudre. Quelle meilleure façon de le célébrer qu’en repeignant la vie en rose, à commencer par le béret et la chemise d’une passante? Love at first sight. Of course, the surrounding people turn to pink.

Encore des marins, dont l’uniforme convoque l’optimisme d’un jour à New York. J’adore ses chaussures souples et son pantalon blanc. Sailors! Gene Kelly! On the town! Nice shoes and pants, by the way.

Et deux jolies passantes, habillées de teintes coordonnées rappelant à la fois Andy et Solange. These two pretty girls fit exactly in Andy and Solange’s palette.

Et encore d’autres, toutes aussi assorties! Vous noterez les culottes coordonnées, faisant partie intégrante de la tenue. But hey! There are four of them! With matching knickers too!

Et n’oublions pas un Américain à Paris. A l’image des jupes des jeunes filles, les shorts des garçonnets sont plus courts qu’aujourd’hui. An american in Paris moment. Aren’t boys’ shorts longer nowadays?

Sur la place, c’est la rupture chez les forains : Esther et Judith se font la malle, privant Bill et Etienne de spectacle. Elles n’en renoncent pas moins à leur goût pour les teintes métallisées, bien au contraire : des pantalons éblouissants complètent les pulls en lurex. The bohemians are breaking up, but the girls keep their shiny outfits : robot pants!

Au café, Yvonne raconte ses propres déconvenues amoureuses au café. Contrairement à ses filles, elle n’a pas changé de robe au déjeuner ; seulement la fleur qu’elle porte sur l’épaule. Yvonne didn’t change, except for the flower on her shoulder (who does that?).

Tiens, tiens, Delphine elle aussi est passée à une robe entièrement colorée,  d’un rose  plus doux : le même que celui associé à Andy. Est-ce cette teinte qui aide Solange à se remémorer la scène? Delphine changed her dress too, now of a softer shade of pink.

Samedi. Yvonne arbore une teinte complètement inédite, pour relater un évènement lui aussi en rupture avec le ton du film : une horrible histoire de femme découpée en morceaux. Je n’ai pas encore évoqué Josette, la serveuse un rien godiche, personnage composite arborant la frange et le maquillage de Gréco, le vichy de Bardot, la jupe plissée et les socquettes des idoles de la radio. Fuguant à la fin du film, elle m’évoque une ado un peu vite poussée qui se chercherait encore. Saturday. Yvonne wears a very unusual chartreuse green, precisely to relate a pretty unusual event. Josette the young waitress, doesn’t have a specific tyle but rather seems to have picked some elements here and there (at least to my eyes).

Solange arbore elle aussi une robe flash, qui jure avec le camion des pompiers. Les gants sagement blancs sont eux aussi passés au rose vif. Elle arbore pochette, chaussures et chapeaux portés par Delphine vingt-quatre heures plus tôt. That’s a flashy pink dress you wear there, Solange (notice the matching gloves)! How nice to have a twin sister the same size as yourself : you can share accessories.

De son côté, Andy est toujours sous l’influence de la rencontre de la veille, à tel point qu’il arbore désormais une veste mauve, comme en hommage à son souvenir de Solange. Notez le sac de marin que porte Maxence sur l’épaule, parfaitement raccord avec son col et ses poignets. Andy is looking for his friend Simon, but still remembers Solange : he now wears the same lavender hue she wore the day before.

Après les robes, les bouches d’incendie s’assortissent aux sacs de shopping (en orange, tout comme les passants), et ce sont carrément les murs qui répondent aux robes. Orange bag! Yellow dress! Orange fireplug! Yellow walls!

Mais rassurez-vous, la bouche d’incendie rose est toujours là, exprès pour s’assortir au polo d’Andy. Au passage, j’adore la façon dont la capeline de Delphine prend le soleil.

Qui n’a jamais rêvé d’une rue repeinte par Bernard Evein? si j’avais cette chance, je suis sûre que je réviserais ma garde-robe en fonction. If I lived in such a street, I would surely re-consider my wardrobe, too.

Le soir, au café. Yvonne est en blanc, et l’influence des jumelles commence tout doucement à se faire sentir sur les forains, qui arborent désormais leur palette. Did you notice? As the bohemians are getting interested in the Garnier sisters, they start to wear their colors.

Dimanche. La fête foraine regorge de costumes flashy, mais je retiens surtout les costumes marins des élèves de Delphine et Solange. Un choix prémonitoire de la part de Delphine, de la même façon que Maxence a peint sans la connaître un portrait d’elle? Sunday. There are plenty funny shows at the carnival, but here are the twins’ pupils : little sailors. Did Delphine guess that Maxence was a sailor, the same way he painted a portrait of her without knowing her?

Les professeurs éclipsent cependant les élèves, dans la teinte la plus éclatante du film, qui répond si bien au violet et au rose intenses de la scène : le rouge pailleté des robes fendues. Ne vous rappellent-elles pas quelque chose ? Sequin red dresses! Don’t they remind you of something ?

La vue de dos n’est pas mal non plus. Détail qui tue : comme annoncé dans la première chanson, les deux sœurs ont bien un grain de beauté identique dans le dos. As said in their song, they both have the same beauty spot in their back.

Le spectacle est fini, mais Delphine et Solange ne renoncent pas pour autant aux paillettes, tout comme Esther et Judith qui gardaient à la ville leurs tenues voyantes. Elles reviennent néanmoins à une palette plus douce, comme apaisée après l’acmé qu’a été le spectacle. En les comparant au très conservateur ensemble chapeau+robe+gants+collants, je trouve ces tenues terriblement modernes. Just as the bohemian’s former girlfriends, the twins seem to have developped a taste for shiny things. They seem to prefer softer shades, though.

Plus personne ne porterait un blouson blanc avec un jean blanc de nos jours (d’ailleurs, quel homme porte des jeans blancs?), mais je ne trouve pas que Bill et Etienne s’en sortent mal pour autant. White denim trousers and jackets! Who wears them nowadays?

Lundi, jour du départ. Yvonne est plus solaire que jamais dans sa robe jaune, les garçons sont désormais complètement contaminés par les jumelles dont ils portent haut et fort les couleurs. Monday. Sunny Yvonne wears a yellow dress, Etienne and Bill are now completely under the twins’ influence, wearing their colors.

Ces incroyables robes de chambre en mousseline sont sans doute ce qui a le plus mal vieilli (les parements froufroutants, surtout). Je leur trouve  tout de même un certain charme féérique, mais dois complètement manquer d’objectivité. Terrible nightrobes (I especially dislike the frilly trimmings). Pretty fairy-like, though.

C’est la fin du service militaire pour Maxence! Rien ne change pour autant, il est toujours aussi irréel, vêtu de bleu et de blanc. Son col roulé rayé, gentiment anticonformiste, souligne son côté enfantin (et me rappelle aussi les rayures Petit Bateau). Maxence is not in the army anymore! In white and blue, he is as surreal (and as child-like) as ever.

Ça tombe bien : comme préparée à la rencontre, Delphine est en robe blanche gansée d’un fin liseré bleu. Une béret, des chaussures et une (très petite!) valise assortis complètent l’ensemble. How can Delphine leave with such a tiny suitcase! Anyway, it matches her shoes and dress perfectly.

Preuve : les attaches de cette valise sont EXACTEMENT du même bleu que le costume. Another proof (if needed) that Delphine and Maxence are meant for each other : his suit is PRECISELY the same shade of blue as her suitcase’s straps.

Au magasin de musique, Solange retrouve Andy, tellement épris d’elle qu’il a échangé son polo rose contre le mauve, sa couleur à elle. Elle porte également sa marque à lui : un liseré rose tendre à peine visible à l’encolure de sa robe. In the music store : Solange wears Andy’s color (there’s a pink piping around her neckline), Andy wears hers.


Ces robes blanches dont la jupe plissée se gonfle au moindre mouvement sont mes préférées, et feraient à mes yeux les plus belles des robes de mariées. My favorite dresse in the entire movie (I especially like the full pleated skirts). Sort-of my ideal wedding dress, too.

Ce n’est sans doute pas sans rapport avec cette image finale, qui a longtemps représenté pour moi le parfait bonheur amoureux.

Sur la place, Guillaume tente une dernière fois de reconquérir Delphine. Il doit pourtant s’attendre à son échec ; il a troqué son costume rouge contre un du même gris que le pauvre Simon : la marque des amants délaissés. Guillaume says goodbye to Delphine ; he now wears Simon’s grey suit : the mark of infortunate lovers.

Simon de son côté ne sera bientôt plus si triste : cette fraîche silhouette jaune, derrière lui est celle d’Yvonne, qui porte la capeline avec la même grâce, et même plus de simplicité que ses filles. Look, Simon! Behind him is Yvonne, who wears wide-brimmed hats as gracefully as her daughters.

Josette a fui pour Paris avec les forains. Bien évidemment, sa tenue est sa valisette sont assorties à leur camion. Josette is running away to Paris with the bohemians. The outfit that used to match her workplace fits perfectly in their truck.

Ciel et camions bleus, nuages, bateaux et motards blancs… This caravan looks like a blue and white parade…

… et un Maxence vêtu de blanc et de bleu qui vient compléter cet accord. … and Maxence joining is the perfect finishing touch.

12 réflexions au sujet de « Film de style : les Demoiselles de Rochefort – 1967 »

  1. Oh, how have I never heard of this movie? Catherine Deneuve, Gene Kelly, and George Chakiris all in one film? How completely delightful. Also, I had no idea Chakiris spoke French! I’m must find a copy of this, after watching that trailer. Merci du partage, Carlotta!

    1. De rien! Georges Chakiris didn’t actually speak French (or maybe de did, but not in the movie): part of the cast and most dancers were American or English, so they were dubbed, something Jacques Demy, the director, has done several times. He’s very famous for the Umbrellas of Cherbourg, whose sound was already recorded before they began to shoot the film.

  2. Dans mes bras!!!!
    Moi aussi ce film m’a éblouie enfant. Aujourd’hui j’ai le DVD et le CD. J’avais à mon mariage civil à peu de choses près la tenue de Delphine : chapeau géant Marie Mercié jaune, petits gants jaunes seuls la robe (Moshino) et les chaussures étaient ivoire. C’est te dire comme je suis fan.
    Comme toi, je m’émerveille devant les couleurs, les tenues (l’harmonie de couleurs des petits garçons qui entourent Gene Kelly), la musique, of course, qui me met toujours de bonne humeur et ce soleil extraordinaire dans les rues de La Rochelle.
    Lorsque j’ai la flemme de faire le ménage, et que je ne peux pas faire autrement, paf, je mets les « demoiselles » et je passe l’aspirateur avec… lyrisme !

    1. Comment, toi aussi? Telle que je t’imagine (petite et blonde), une telle silhouette et le mélange jaune/ivoire, ce devait être ravissant.

      Tu as raison pour les petits garçons… comme Demy est aussi rigoureux sur les couleurs que sur les plans, tout est parfaitement ‘raccord’ dans ce film. Dans le même genre, j’aime beaucoup les pointes de rouge dont sont habillés les figurants qui entourent Solange dans sa robe rose vif.

      La seule fausse note à mon goût, ce sont les chaussures que portent les jumelles le lundi : Solange les assortit à sa robe blanche, Delphine au liseré bleu du décolleté. Peut-être qu’elles partagent un arc-en-ciel de chaussures, mais n’en ont qu’une paire de chaque couleur?

  3. Je suis tombée là par hasard… Quel article! Pour une fan des demoiselles je crois que j’aurais pu sourire plus! Eh oui… je manque moi aussi cruellement d’objectivité! Beaucoup de personnes trouvent que toutes ces couleurs, cette palette avec ses danseurs sont beaucoup trop superficiels et donnent au film un air niais et dépassé. Au contraire, je trouve que tu as parfaitement résumé la chose! Les costumes sont tous sublimes : il n’y en a pas un que je n’aimerais pas porter … sauf peut-être le chapeau de Solange lors de sa rencontre avec Andy. Quant aux robes de chambre en mousselines : je les trouve superbe, vieillies mais superbes! J’aime comme le tissu exploite la grande salle de danse de leur appartement lorsqu’elles marchent avec… Ca virevolte, c’est frais, c’est dansant et surtout elles rappellent les deux chemises de nos forains … bleue et orange!
    Ce film est un hymne! Je le connais sur le bout des doigts et pourtant je ne peux m’empêcher de le chanter, le danser et le réciter. Un bijou à arborer en soi tous les jours.
    Belle journée! 🙂

    1. Merci beaucoup, passionnée de passage! Et c’est vrai, les robes de chambre ont adopté les couleurs des forains en cette matinée de départ… C’est fou comme ce film rassemble, c’est aussi ce qui me le rend précieux.

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