Archives pour la catégorie Journal de bord

Un vent de renouveau

René Gruau - Sourire, écharpe, manteau à pois

Pour mon grand retour, ce blog a quelque peu mué, en écho aux changements qui se sont produits dans ma vie personnelle (j’ai quitté Paris plus tôt que prévu pour chercher du travail dans ma chère ville de Nantes). Je n’étais plus très motivée par le regard scrutateur de Miss Dior qui ornait l’en-tête du blog depuis sa création, et ne s’accordait pas toujours avec le contenu qui se trouvait en dessous. Il a donc changé d’allure, mais également subi des modifications plus profondes, sur lesquelles je me permets de revenir plus en détail Continuer la lecture de Un vent de renouveau 

À la nantaise

rene-gruau-petit-lu

J’ai donc eu un épisode nantais de presque deux ans. Si je suis très heureuse d’avoir retrouvé le statut mondialement envié de parisienne, j’ai adoré Nantes, et être nantaise d’adoption. J’y ai aimé aller au travail en vélo, pratiquer la musique chez Trempolino, me faire arroser par un éléphant mécanique tous les week-ends, arpenter le passage Pommeraye. J’ai aimé la ville, son état d’esprit dynamique, ouvert, créatif.

Si moderne que soit Nantes par bien des aspects, elle a quand même quelques vieux clichés qui me plaisent bien. Pour moi, l’équivalent de la parisienne qui fait ses courses Rive Gauche et sirote son café au Flore, c’est la nantaise qui fait ses courses rue Crébillon, passe ses week-ends dans son pied-à-terre de la Baule et a fait ses classes ans les « bons lycées » du centre-ville. Autant vous dire que mon goût pour les jeunes filles de bonne famille a été plutôt satisfait ; celui de mes amis aussi, unanimes sur la question : les nantaises sont, paraît-il, drôlement jolies.

Peut-être ne suis-je pas la seule sensible aux charmes du BCBG, après tout… En deux ans, mes envies stylistiques se sont en tout cas nettement orientées (mais pas campées – j’aime trop les bottes et les blousons de cuir) du côté de la « jolie madame » : étiquettes plus classiques, coupes et couleurs plus sages. Petit héritage de Nantes, ou du moins de l’idée que j’en ai gardée.