Archives pour la catégorie Films de style

Film de style : Deux têtes folles – 1964

Paris when it sizzles - Carlotta Stermaria title

Paris when it sizzles - Carlotta Stermaria opening credits

Je croyais avoir vu tous les films « parisiens » de cette indestructible icône qu’est Audrey Hepburn, aussi ai-je été surprise en remarquant que Deux têtes folles (c’est son titre français) m’avait échappé. Après visionnage, je comprends mieux : même l’illustre Hepburn a tourné des nanars. J’exagère un peu mais tout de même : à la limite du film à sketches _ un auteur et sa secrétaire essaient d’écrire un scénario en trois jours _ assez casse-pieds à suivre, le film m’a semblé plutôt oubliable (sans parler de l’énervante tendance d’Hollywood à coller Hepburn avec des messieurs incompréhensiblement plus âgés)… Pas grave puisqu’on le rappelle : cette rubrique s’intéresse plutôt aux costumes, et notamment ceux qu’a créés pour l’actrice Hubert de Givenchy.  Continuer la lecture de Film de style : Deux têtes folles – 1964 

Film de style : Voulez-vous danser avec moi – 1959

Ce qu’il y a de bien avec le fait d’aimer autant les fringues, c’est que si les costumes sont bons, il importe parfois peu que le film le soit. C’est le cas de Voulez-vous danser avec moi, comédie légère assez nanard sur fond d’intrigue policière, et véritable ode à Brigitte Bardot. La jeune star est à l’époque un phénomène sans précédent, et le film est surtout un prétexte à la voir soupirer, râler, séduire et faire la moue. Tout un programme.

Pas grave : sa garde-robe est signée Jacques Esterel, celui qui signa la même année sa plus que célèbre robe de mariée en vichy rose et qui, s’il n’a pas aujourd’hui la renommée d’un Saint-Laurent ou d’un Givenchy, a eu néanmoins une influence considérable sur la mode de l’époque. Autant dire que je me suis régalée : le film est un festival de tailles hautes et si certaines tenues ont beaucoup vieilli, d’autres demeurent plutôt inspirantes. La suite ici…

One good thing about being a fashion lover is that if the costumes are good, I don’t really care when the film is not. It’s definitely the case for Voulez-vous danser avec moi? (« do you want to dance with me? »). The whole film is rather a pretext to watch the young Brigitte Bardot (who was a rather unique character at the time) sighing, moaning, smiling, pouting and throwing tantrums.

Anyway, her dresses are made by Jacques Esterel, who designed her famous pink gingham wedding dress the same year. The designer may not be as famous as Yves Saint-Laurent or Hubert de Givenchy, but he definitely had a considerable influence on fashion at the time. I rather enjoyed watching the movie : some of the outfits are definitely outdated, but some details remain inspiring. Continuer la lecture de Film de style : Voulez-vous danser avec moi – 1959 

Film de style : Lolita – 1997


Après le cru 1962, il semblait logique de faire du Lolita d’Adrian Lyme mon prochain « film de style ». Malgré quelques faiblesses (quelques séquences bien trop hamiltoniennes pour ne pas faire cliché, ou celles, grotesques, de la parano d’Humbert et de la mort de Quilty), il m’a davantage plu que celui de Kubrick (hé oui!). Il a l’intelligence de situer le film dans le contexte d’origine du livre, celui de la fin des années 40, où s’ébauche l’Amérique rutilante des drugstores, des Buicks et des Ice cream sodas. Sur la route parcourant les infinis paysages américains, de motel en station service, on imagine volontiers Humbert et Lolita croisant un instant Jack Kerouac.

Cette époque influence aussi le statut (et le look) de Lolita : l’adolescence n’a pas encore l’importance qu’elle prendra au tournant des années 60, et l’allure de la Lolita campée par Dominique Swain alterne perpétuellement entre gamine et femme fatale. Et puis, autant l’avouer : j’ai un faible pour la mode années 40, et pour Jeremy Irons. La suite ici

After the 1962 movie, it seemed fair to write aboute the 1997 adaptation of Lolita by Adrian Lyme. Despite a few flaws (some parts remind me too much of John Hamilton’s photography, the paranoïa and the murder of Quilty are not far from grotesque), I preferred this adaptation to Kubrick’s one (I disappoint myself on this one). More faithful to the novel, the movie takes place in the end of the forties, which is much more interesting in regard of Lolita’s status, since teenagehood is very different from what it is in the beginning of the sixties in the Kubrick movie. Dominique Swain’s Lolita is not exactly a teenager : her allure perpetually hesitates between simply childish and much more womanly features. And oh well : I do have a weakness for forties fashion and prints, and for  Jeremy Irons. Continuer la lecture de Film de style : Lolita – 1997