J’ai une confession à faire : je suis quelque peu fascinée par le cliché parisien de la vraie-fausse bourgeoise, genre incarné par Catherine Deneuve, photographié par Helmut Newton, et bien sûr habillé par Yves Saint-Laurent. Ça n’est un secret pour personne que la grande rétrospective de ce dernier a probablement influencé les collections de cet automne, dont pour mon grand plaisir, le curseur pointe à nouveau vers les années soixante-dix. D’ailleurs, après l’expo YSL Rive Gauche de ce printemps et la biographie du couturier lue cet été, j’avoue être de toute façon en plein trip Saint-Laurent. Comme j’ai encore pas mal de résolutions couture à tenir (et besoin de quelques trucs à me mettre sur le dos), ce sont ses couleurs flamboyantes que j’ai choisies pour me lancer dans une nouvelle petite collection capsule pour cet automne.
Côté silhouette, en revanche, je vais curieusement à contre-sens de mon goût pour les seventies ; c’est probablement dû à ma récente découverte de la taille haute, et j’ai plutôt envie de mêler cette palette acide à des formes sages empruntées au tournant entre années cinquante et soixante que je commence à tant aimer ; je crois bien que mon icône automnale est plutôt la petite Catherine Deneuve des Parapluies de Cherbourg que la Faye Dunawaye des Yeux de Laura Mars. Pourtant, ordinairement, qui préfèrerait la fille-mère de province à la photographe sexy?
I have a confession to make : I’m fascinated by a certain archetypal character : the French Bourgeoise, the very type played by Catherine Deneuve, portrayed by Helmut Newton, and, of course, dressed by Yves Saint-Laurent. Last year’s restrospective of the couturier’s work was very influential on this season’s collections, and to my great pleasure, seventies are on trend again. But after going to the YSL Rive Gauche (Saint-Laurent’s ready-to-wear line) exhibition, and reading his biography by Laurence Benaïm, I must say I would be under Saint-Laurent’s influence anyway. Since I have plenty new year resolutions to achieve (and that I need to wear something on my back), I figured I could use some of his vibrant colors for this fall sewing.
What’s unusual though, is that I’m going against my penchant for the seventies regarding figures. It must be because I’m so glad I discovered high waists and can’t get enough of them (yet), so I’ll mix these acid colors with the soft spot I have for the late fifties/early sixties fashion. This fall’s fashion icon is Catherine Deneuve in The Umbrellas of Cherbourg, rather than Faye Dunawaye in Eyes of Laura Mars. But is it very sensible to pick the provincial pregnant teenager over the sexy photographer?


