Variations sur le même t’aime – 1

Robe cœur froufrous - Carlotta StermariaCe n’est pas tout de raconter comment j’assortis mon amoureux à ma “robe qui tourne”; encore fallait-il la montrer, cette fameuse robe… Dont acte.

Robe cœur froufrous - Carlotta StermariaCette robe a une histoire difficile : je l’ai entamée en 2011 (on peut d’ailleurs en voir l’esquisse dans mes inspirations de l’époque). En fin voile de coton doublé d’un pongé de soie rose pâle, elle a été mise au rebut près de trois ans pour cause de fermeture éclair compliquée à poser. Et puis, pour être honnête, quand aurais-je eu l’usage d’une robe extra-bouffante, décolletée et un rien trop courte?

Robe cœur froufrous - Carlotta StermariaTout a changé à l’annonçe d’un certain mariage : après avoir découpé trois patrons et une  robe de soie, je n’étais toujours pas convaincue par mes choix… Le temps pressant, j’ai exhumé la belle endormie. Une fermeture éclair et six mètres de volants plus tard, j’étais habillée.

M0002585_cJe ne crois pas avoir jamais porté de robe plus girly : le rose, les fleurs, le décolleté en cœur, son mouvement, ses volants… Ajoutez à cela mes escarpins vernis, mes fleurs dans les cheveux et le nœud pap´ de mon cavalier et on frôle le too much, à moins qu’on ne soit carrément en plein dedans. M’en fiche : j’ai passé dedans une excellente journée, et ayant porté au moins une fois dans ma vie cette excentricité à froufrous, n’ai pas le moindre regret. C’est le principal, n’est-ce pas?

les photos sont de Madhya.

Robe cœur froufrous - Carlotta StermariaIt´s one thing to say you matched your date’s bow tie to your dress, but then it´s time to show said dress to the world wide web.

Robe cœur froufrous - Carlotta StermariaThis dress has a long, hard story. I begun to make it in 2011 (you can see the sketch here), but left it in a bag for a long while : the zipper was very difficult to insert on the thin cotton voile, lined with pale pink punged silk. Plus, to be honest, I had no real need of a slightly too short puffy dress with a lot of decolletage.

Robe cœur froufrous - Carlotta StermariaThings changed with the announcement of a certain wedding. Having of course decided to make my own dress, cut three patterns and one dress, I still wasn’t happy with my choices… I pulled the sleeping beauty out of its bag, lengthened it with a 6 meters frilly flounce, and voilà.

Robe cœur froufrous - Carlotta StermariaI don’t think I ever wore anything as girly as this. The pink, the flowers, the heart-shaped neckline, the floating skirt, the flounces… Add my patent pumps, the flowers I wore in my hair and my beau’s matching bow tie and it may have been just a little bit too much. But hey : I spent an excellent day in this dress, having had at least one occasion to wear such a frilly eccentricity, and have therefore no regrets. Sounds pretty OK to me.

pictures by Madhya!

I’ll be your mirror

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Le week-end dernier, je me suis rendue à un mariage. Il a plu (le proverbe “mariage pluvieux, mariage heureux” est-il une sorte de lot de consolation?), on a bu, dansé et célébré. J’avais (évidemment) fabriqué ma robe-qui-tourne. Mais _détail qui vous indiquera que je suis tout de même un peu dérangée, je ne me suis pas contentée de ma seule tenue : j’ai aussi fabriqué à mon cavalier un noeud papillon assorti, coupé dans le même tissu que ma robe.

Certains l’ont remarqué tout de suite, d’autres non, la plupart ont attendu que je leur pointe fièrement cette excentricité, très commode (je pense déposer le concept pour le vendre en Corée), lorsque toutes vos nombreuses connaissances n’ont pas encore rencontré, ni identifié votre amoureux, et qui porte un nom : le mirror dressing (à moins qu’on ne soit dans un attachement un peu flippant, mais passons).

Même dans un contexte mode, le mirror dressing a mauvaise presse : Garance, pourtant moitié d’un couple star, mentionne ici en passant que hum, bof, et Libération en fait le symptôme d’un narcissisme affirmé (plus près de nous, les airs blasés des campagnes the Kooples n’aident pas non plus). Plus nuancée, Maïa Mazaurette remarque sagement que l’altérité/l’identité, dans un couple, est là où on veut… Ce n’est donc pas nécessairement parce que l’on s’habille pareil (ou assorti) que l’on aime dans l’autre un reflet de soi-même : ouf, je craignais un peu que l’on me jette l’opprobre.

Car il n’y a pas qu’aux mariages que je m’intéresse au dressing de mon amoureux ; c’est loin d’être systématique, mais j’aime bien (que cet aveu me coûte) que nos tenues aillent assez bien ensemble : en évitant les couleurs qui jurent, et en cherchant une relative équivalence de “niveau”_ il est désagréable de sortir en jolie robe et talons au bras de qui arbore un jean pourri, tout autant d’afficher un look d’étudiante pour un rendez-vous galant avec quelqu’un qui porte un costume.

J’ajouterais qu’il y a dans mon cas une autre explication : la Demy girl que je suis est folle des raccords de couleur instillés par le couple Evein/Moreau (respectivement décorateur et costumière attitrés de Jacques Demy). Dans mon film-talisman, lorsque deux personnages sont amoureux, sympathie ou contagion, ils échangent spontanément leurs couleurs. Est-il, au cinéma, plus jolie, plus fine façon de nous suggérer ce qui se passe dans leurs coeurs? Au cinéma comme dans la vie, la couleur me semble toujours sous-exploitée. J’aime pourtant lui rendre hommage, autant qu’à mon amoureux. Il faut dire : arborer toute la journée, pour l’amour de moi, un noeud papillon à petites fleurs roses… est assez chevaleresque.

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Last week-end, I went to a wedding. It rained (it’s considered lucky in France, but I think it’s mostly to compensate for the lack of sun at your wedding), we drunk, danced and celebrated. I had (of course) made my own dress for the occasion. There’s more : I might be slightly deranged, but I also made a bow tie for my date, out of the same fabric as my dress. 

Some noticed it immediately, some didn’t, and to most, I just proudly pointed this little eccentricity of mine, which is highly practical when, at a large family party, not everybody knows or recognizes your boyfriend yet (I think I have a concept to sell, here). I hear it’s called mirror dressing (not over-attachment, please) and apparently, it’s hugely popular in South Korea

However, even in a fashion context, mirror dressing has a bad reputation : despite being half a power couple, Garance briefly mentions here that well… bof, and french newspaper Libération thinks it’s the sign of a terrible narcissism (in France, we also have the irritating blasé attitudeof “the Kooples” ads to serve this purpose). Maïa Mazaurette wisely differs : phew, I felt in danger of my relationship being called a mere mirror.

Because it doesn’t take a wedding for my boyfriend’s dressing to be a concern of mine : it’s far from being a habit, but I rather like our outfits to sort-of-work-well together, by avoiding colors that clash, or looking for an equal level of casualness : it’s very disagreable to go out in a pretty dress and heels with someone wearing so-so jeans and sneakers, and just as disagreable to dress as a college student for a date with someone who wears a suit and necktie.

In my case, there’s another explanation : as a Jacques Demy fangirl, I’m crazy of the matching details scattered in his movies. In my favorite film, when to characters are in love, they spontaneaously take each other’s color. Is there any subtler, finer way to suggest what is happening in their hearts? In movies just as in life, I tend to think color is under-used. I like to pay it some tribute, just as I’d like to pay tribute to my boyfriend : after all, wearing a pink-flowered bow tie all day just to please me is quite chivalrous. 

Pink & plaid – 2

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Le monde est rempli de jupes variées : jupes droites, trapèze, crayon, maxi, plissées, tulipes, à volants, asymétriques… J’ai beau en avoir essayé beaucoup, je reviens toujours aux jupes dites corolles, qui étreignent la taille avant de s’évaser.

Il y a plusieurs raisons à cela : ce type de vêtement est souvent flatteur pour la silhouette _ ce qui n’est déjà pas si évident à trouver en prêt à porter_ et, surtout, terriblement facile à vivre : contrairement aux jupes crayon, je n’ai jamais à m’inquiéter de cette apparente infâmie qu’est la marque de culotte apparente (n’est-ce pourtant pas mieux que de ne pas porter de culotte du tout?)… On passe un T-shirt près du corps, on plonge dans le volume de la jupe et zip! On est un peu la version années 2010 de Brigitte Bardot (toutes proportions gardées, bien sûr), pour la journée.

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La catégorie “jupe corolle” se divise encore en de nombreuses variétés : à panneaux, parapluie, circulaire… mais ma favorite est le dirndl : offrant moins de prise au vent à vélo (et donc d’”effet Marilyn”) que la jupe circulaire, elle est presque aussi facile à faire qu’à porter, avec une recette toute simple : on prend son tour de taille, deux mètres de tissu et hop! on fronce… J’adore.

Il n’y a pas grand-chose de plus à dire sur cette jupe, à cela près qu’elle est faite du même tissu que la chemise du post précédent. Malheureusement, question de proportions ou de présence du motif, les deux ne vont vraiment pas très bien ensemble (on a quand même pris une photo avec Madhya, histoire de rire un peu)… Elle m’a presque autant servi que la chemise pendant ce mois de mai, malgré son côté, à elle aussi, indéniablement Barbie. Ce sont parfois les recettes les plus simples qui marchent le mieux.

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The world is filled with different skirts : straight skirts, pencil skirts, A-line skirts, pleated skirts, pleated skirts, tiered skirts, maxi skirts, asymetric skirts… I tried many of them, but I always come back to flared skirts (in French, we call them corolle skirts, for the flowers) that fit at the waist.

There are many reasons to this : this type of garment is very flattering for the silhouette _ not so common in ready-to-wear _ as so easy to wear : unlike with pencil skirts, you don’t have to care about visible panty line (which, for the record, I still think is way better than no panty at all)… You just throw on a tight-fitting T-shirt, plunge in the skirt, zip it up and voilà, you’re the 2014 version of 1959 Brigitte Bardot (not that I would dare to compare myself with legendary BB, for real) for the day.

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Amongst flared skirts, there are many varieties as well : pannelled skirts, umbrella skirts, circle skirts… but my favorite is the dirndl skirt : not only is it less susceptible to give you the “Marilyn effect” on a bicycle than circle skirts, it is also as easy to make as it is to wear ; your waist measurement, two meters of fabric, and you’re done. I love it.

There isn’t much more to say about this skirt, except it’s obviously done in the same fabric as my shirt. Unfortunately, because of the proportions or the bold pattern, the two don’t go so well together (Madhya took one picture, so we could all have a good laugh)… Despite an undeniable Barbie side, I used it almost as much as the shirt last may. Sometimes, the simplest recipes work best.

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